1- Plaidoyer pour la sculpture
Il ne m'est pas facile de parler de sculpture, car c'est avant tout un monde fait de silences... La sculpture a un langage qui lui est propre et autonome parmi les autres arts. Il est vrai que la majorité des sculptures créées dans le passé ont des connotations poétiques, politiques ou religieuses. Exemple de Michel-Ange: le fameux David cherche à affronter Goliath muni de sa seule fronde jetée par dessus son épaule: Il refuse les armes et ne se fie qu'à ses propres forces. La connotation est politique, car cette aventure a une valeur exemplaire et symbolique qui tend à définir le nouveau rapport entre la responsabilité individuelle et l'idée naissante de la démocratie, pour laquelle MichelAnge s'engage personnellement.
Le mystère de la sculpture se trouve au delà de cette réalité anecdotique: comme les dolmens censés capter les énergies célestes, la sculpture dialogue avec la lumière venant du ciel, du matin au soir suivant les caprices du soleil. Au hasard de nos promenades nous découvrons la même sculpture, à chaque fois un peu différente. A l'opposé de ce jeu subtil, la sculpture incarne aussi notre réalité terrestre: Le poids de la matière, l'attraction terrestre qui nous attire tous vers la terre, vers le fond zéro. Lourd et subtil, chaque sculpture réalise entre ces deux réalités un équilibre qui lui est propre.
La pierre qui donnera naissance à une sculpture possède déjà de par son origine, ces deux essences: céleste et terrestre. La roche trouve son origine dans le magma des étoiles en ébullition. Cette roche une fois refroidie est alors à grande peine extraite de son écorce terrestre. Dans cette lutte millénaire, qui consiste à arracher un bloc de son attraction afin de capter la lumière, l'intelligence humaine a de tous temps trouvé un grand épanouissement. Ce combat tend naturellement vers la recherche de l'harmonie. La sculpture est destinée à nous survivre de nombreuses années, et ainsi à créer une relation entre des personnes qui ne se rencontreront jamais.
2- Le marbre
Depuis longtemps le marbre est le matériau de prédilection des sculpteurs. A l'origine ce sont des sédiments de roche calcaires. Au cours de mouvements géologiques, de fortes compressions et de hautes températures, ces roches subissent une métamorphose : Le marbre est composé d'un amalgame de cristaux translucide qui lui confère une lumière particulière.
Les pierres usuelles se travaille selon leur lit de sédimentation.
Le marbre, par sa structure tridimensionelle, présente trois angles d'attaque :
Il VERSO, chaque coup asséné de manière disparate détache un petit morceau.
Il CONTRO, la pointe doit glisser en traçant des lignes parallèles.
Il SECONDO se travaille soit en « verso », soit en «contro»
3- La taille de sculptures
À l'inverse du modelage, les différentes techniques de taille ne procèdent que par enlèvement de matière et ne permettent ni l'erreur ni le repentir. La taille s'applique avant tout à la pierre : pierres calcaires plus ou moins tendres et faciles à travailler, albâtre, pierres dures comme toutes les sortes de marbres, de granites et le porphyre ou la diorite.
La taille directe
Le sculpteur en taille directe attaque le bloc de pierre avec une idée plus ou moins élaborée des formes qu'il veut en dégager ; il peut partir d'esquisses dessinées ou modelées et reporte sur son bloc des traits au charbon qui lui permettent de se guider à toutes les étapes de son travail. Celui-ci commence par le dégrossissage du bloc, par la recherche des plans principaux puis des plans intermédiaires, et se poursuit par le dégagement des détails, le rendu du modelé et le polissage. Ces opérations nécessitent des outils de carrier et de tailleur de pierre : la pointe essentiellement, frappée au moyen du maillet, la boucharde, toute la variété des ciseaux, les gradines, le trépan, actionné par son violon, qui permet de creuser le bloc en évitant les risques d'éclatement du travail en percussion. Différents types de râpes et d'abrasifs permettent ensuite de donner à la sculpture le degré de finition et de polissage souhaité.
La taille par mise aux points
La taille avec mise aux points part d'un modèle à grandeur définitive sur lequel on repère les points les plus saillants et leurs distances respectives, reportées sur le bloc et minutieusement contrôlées au fur et à mesure de l'avancement du travail par des instruments de précision (méthode dite des « trois compas », compas de proportions, compas à branches courbes, châssis à mettre aux points, machine à mettre aux points). Alors qu'elle existe depuis les Grecs, la mise aux points s'est surtout développée au XVIIIe siècle, dans le prolongement de tentatives menées depuis la Renaissance, quand s'affirma progressivement la distinction entre invention et exécution. Celle-ci est de plus en plus souvent confiée à des praticiens spécialisés, qui prennent en charge le procédé mécanique du report et laissent à l'artiste le privilège de l'invention, qui se fait essentiellement au stade du modelage des esquisses et du modèle. L'écart entre invention et exécution s'est définitivement creusé au début du XIXe siècle avec l'invention du pantographe par Achille Collas (1837), qui facilitait encore les méthodes de report et autorisait même l'agrandissement ou la réduction du modèle. Le pantographe est ainsi à l'origine de l'abondante production de fontes d'édition à partir de modèles en réduction qu'a connue le XIXe siècle.
4- L'enseignement du dessin
Enfouie dans notre subconscient, nous avons tous une parfaite connaissance du corps humain. En effet nous construisons dans nos rêves des images où apparaissent spontanément toutes sortes de personnages.
La structure de ce cours propose d'exploiter ce formidable potentiel pour réaliser ainsi de rapides progrès dans l'expression du trait. Un des principales sources d'inhibitions dans la création visuelle est la confusion naturelle entre ce que le sujet croit voir et ce qu'il voit réellement. La mémoire visuelle est responsable de ce que le sujet croit voir.
La structure de ce cours cherchera à séparer l'observation pure et l'expression de la mémoire visuelle par la pratique en deux ateliers interactifs: un atelier de modelage orienté vers l'expression de la mémoire intérieure et un atelier de dessin orienté vers l'observation pure avec un modèle. L'alternance et la relation entre ces deux ateliers amène l'élève à développer de manière créative, ses facultés de visualisation.
atelier de dessin avec l'association RCFA, Marseille(2000 à 2001)
5- Le sculpteur ambulant et son camion
devant la maison de Dali (Figueras, Espagne)
chargement autonome : le bloc de 4 tonnes bascule et monte dans l'habitacle.
6- Les autorisations de sculpter sur la voie publique
lettre du Maire de Marseille,
lettre du Maire de Montréal,
lettre de soutien de Lady Diana,
restent encore à extraire des cartons du sculpteur les autorisations de la Ville de Barcelone et Bruxelles.